Les enseignants du club de Meylan

Les enseignants et assistants du club de Meylan pratiquent tous depuis de nombreuses années et ont tous connu et travaillé avec Jean-Daniel Cauhépé, le fondateur de l'Ecole de Sumikiri. Certains ont été co-créateurs de l'Ecole avec lui. Tous sont engagés dans un enseignement bénévole, comme stipulé dans le code éthique de l'Ecole.

 

Fabienne GREUILLET - Kaïden

Professeur D.E., Fabienne découvre l'Aïkido en 1969, en parallèle avec sa pratique du Judo, et l'enseigne depuis 1975.
Sa vraie rencontre avec l'Aïkido se fait à l'occasion d'un stage avec Maître NOCQUET à La Baule en 1969, après un trajet de 800 km à mobylette (qui n'y a pas résisté !).
Elle adhère immédiatement au message de ce Maître qui revient du Japon après 4 années passées auprès de Maître Morihei UESHIBA, le fondateur de l'Aïkido.
En 1975 elle crée un club à Charlevile-Mézières (Ardennes). Tous les week-ends elle va pratiquer dans les clubs de Maître Nocquet et Mr TISSIER.
En arrivant à Grenoble en 1982, elle prend la relève de l'enseignement d'André BERUD sur la ZIRST à Meylan, club transféré en 1984 au gymnase des Buclos.

En 1983, la rencontre avec Kokichi MIROCHIMA, élève de Koichi TOHEI lui permet de comprendre que malgré son 2ème Dan, elle est une débutante dans cet art : elle connait les formes, la gestuelle des différentes techniques mais elle n'est pas stable et ne travaille pas suffisamment avec l'énergie. Même si la pratique l'amène à un mieux-être physique, elle reste toujours agressive en dehors des tatamis, au moins en paroles, toujours en rupture d'idéal, déçue par les uns et les autres.
Elle poursuit avec l'enseignement de Maître NOCQUET, suit les différents maîtres, les différents stages proposés, elle est longtemps responsable technique fédérale. Mais pour elle l'enseignement n'a plus d'âme et elle ne retrouve plus l'essentiel de la philosophie enseignée par Maître NOCQUET.

Au décès de Maître NOCQUET, elle retrouve du plaisir à pratiquer grâce à Jean-Daniel CAUHÉPÉ, acceptant de transformer sa pratique et son enseignement vers un travail de pacification et d'harmonisation de l'être physique et psychique.

 

 

Gérard VAUSSENAT - Kaïden

Gérard découvre l'Aïkido en 1981 et l'enseigne depuis 1993.
« Je n'ai pas vraiment essayé d'autres arts martiaux, l'Aïkido m'a tout de suite convenu, j'y ai découvert ma voie. Je cherchais à mieux me connaître, à prendre confiance en moi et être fidèle à la voie de Maître UESHIBA.
Au tout début cela était très scolaire avec des éducatifs qui m'ont rappelé l'école lorsqu'on apprend l'alphabet, ensuite un apprentissage de la technique, passation des grades, rencontrer des professeurs, des maîtres. Et puis un jour, au fil des années, j'ai fait le choix de rencontrer un Maître. Là ça été un nouveau départ pour moi, une remise en cause profonde. Apprendre à maîtriser sa propre violence, corriger son attitude (forme de corps), sa respiration, l'alternance du Yin et du Yang, l'unification du corps et de l'esprit, la découverte du Ki. L'Aïkido est devenu mon quotidien dans toutes les démarches de ma vie et de chaque instant avec beaucoup de persévérance.
L'enseignement est une richesse supplémentaire, une remise en cause, un échange, une attention, un partage, une prise de conscience, une rigueur de soi, l'amour. C'est aussi le plaisir de transmettre une passion.
Les difficultés rencontrées dans le passé étaient la précision et la coordination des gestes et mouvements, apprendre à conduire une énergie, à respirer. Et aujourd'hui, être à l'écoute du ou des partenaires, se libérer des tensions physiques et mentales, être centré, être disponible.
C'est une excellente école de la vie qui permet de mieux vivre et de mieux gérer les problèmes au quotidien. Etre à l'écoute de l'homme, de la nature et de l'univers. »

 

Olivier PICHAUD - Kaïden

 

 

Bernard MARTINET - Menkyo

Bernard découvre l'Aïkido en 1975 et l'enseigne depuis 1983.
« J'ai rencontré l'Aïkido, par hasard. Étudiant sur le campus de Grenoble, je recherchais un cours de Kendo, qui avait malheureusement disparu et je suis tombé sur l'Aïkido, j'ai essayé, je suis resté. J'étais venu pour me défouler, et même si on ne comprenait pas toujours les techniques, je prenais grand plaisir aux chutes, même les plus "acrobatiques". »
Après quelques années d'études techniques assez viriles, je me suis assagi, comprenant que l'important n'est pas d'essayer de dominer l'autre, recherche vaine, mais de se dominer soi.
Très curieux, j'ai toujours essayé de pratiquer avec tous les maitres que je pouvais croiser lors de stages, Maître Nocquet bien sûr, mais également Maîtres Tamura, Saotomé ou Tissier ainsi que les divers conseillers techniques, loin de toutes considérations d'écoles ou de fédérations.
À la mort de Maître Nocquet, le club de Meylan a décidé de suivre l'enseignement de Jean-Daniel Cauhépé, son premier élève. J'ai suivi, me disant qu'il pourrait également m'apporter quelque chose comme tous ceux dont j'avais croisé le chemin. Je n'ai pas été déçu.
Maintenant j'en suis sûr, je suis sur la bonne "voie". La pratique est belle : rechercher l'union corps-esprit, la maîtrise de la violence (la nôtre d'abord) et des énergies, guider sans contraindre, rester serein. Tout un beau programme et qui se fait au milieu d'une bande d'amis. C'est très agréable ! »

 

Alan LELAH - Menkyo

Alan découvre l'Aïkido en 1986 et l'enseigne depuis 2009.
" Ma première expérience de l'essence de l'aïkido date de l'époque où je faisais du théâtre. Chaque soir, pendant la semaine de représentation d'une pièce de Shakespeare, je me débattais en me faisant écraser par terre. A la toute dernière représentation, au lieu de m'y opposer pour faire plus " vrai " comme les soirs précédents, j'ai accompagné le geste qui m'écrasait. J'ai ressenti à cet instant un de ces moments magiques sur scène quand il y a une harmonie totale avec ce qui se passe et où spectateurs et acteurs ne font qu'un.
Depuis, j'ai laissé le théâtre derrière moi, ainsi qu'une rencontre toute aussi fructueuse avec la philosophie chinoise à travers la médecine chinoise et les Qi Gong (travail de l'énergie). Je me suis consacré à l'aïkido.

Mes débuts avec Serge Scotti m'ont fait découvrir l'aïkido d'André Noquet, et surtout celui de Jean-Daniel Cauhépé. Ce dernier m'a montré que mes premières impressions où l'aïkido n'était autre que relaxation totale dans un jeu de Yin et de Yang auquel on s'investissait complètement n'étaient pas fausses, mais qu'il y avait aussi la respiration, le centrage, la rectitude et la sincérité.
À cette époque j'ai fait la connaissance de Christian Laurenti qui m'a rappelé que l'aïkido était d'abord un art martial mais que, parfois, les premières apparences sont trompeuses et que derrière la virilité se trouve un homme. De ces premiers pas dans le monde de l'aïkido, je dois aussi mentionner Christian Euzet qui m'avait fait comprendre le mouvement du hara.

J'ai ensuite rejoint le club de Meylan et j'ai pu apprécier une vraie ouverture d'esprit, l'humilité et le respect de l'autre grâce à Fabienne. Ce sont peut-être les vertus d'un vrai aïkido qu'on a tendance à sous-estimer. Accompagnée par Gérard Vaussenat et Bernard Martinet, chacun à sa façon, ils m'ont aidé à affiner mon art et à explorer les différentes facettes de Sumikiri.
Le moment le plus précieux pour moi reste toujours le soir où Gérard m'a dit : " Puisque tu veux enseigner l'aïkido, tu n'as qu'à commencer la première heure de cours ". C'est un honneur pour moi et surtout un moment d'échange et de grand plaisir à travailler ensemble.

Pendant cette période j'ai aussi rencontré Aurore Chatard. Elle a su transmettre l'esprit de l'art de Jean-Daniel Cauhépé et expliquer en douceur tous les petits détails qui font évoluer la pratique. Je retrouve avec elle mon gout initial pour des gestes dans la relaxation et la justesse.
Au final mon aïkido se fait avec tous les pratiquants que je retrouve avec plaisir sur le tatami, ceux qui ont su, au moins pendant un moment, qu'on pouvait pratiquer, échanger et progresser ensemble. Un."

 

Laure DEMOISSON - Hon Mokuroku

Après une pratique de la danse moderne-jazz et de plusieurs pratiques corporelles, Laure rencontre l'Aïkido en 1993 aux USA où elle pratique avec différents maîtres dont Maitre Mitsugi Saotome et son élève Kevin Choate à Chicago (mais également Mary Heiny et Bill Sosa).
De retour en France, sa route croise celle de Cognard HanShi, fondateur de l'Académie Autonome d'Aïkido. Elle s'engage entièrement auprès de ce maître pendant plusieurs années, commençant à enseigner en 1998.
Après une pause de plusieurs années pour donner naissance et élever ses enfants, elle rencontre la pratique de Sumikiri en 2008, qu'elle enseigne depuis 2012.

 

Bernard HUREAU - Hon Mokuroku